Les frais cachés à prévoir lors de l’achat d’une propriété
Acheter une propriété à Montréal est un projet important, et le prix affiché n’est qu’une partie du budget à prévoir. Que vous cherchiez un condo dans le Plateau-Mont-Royal, une maison à Rosemont–La Petite-Patrie, une propriété à Villeray, à Ahuntsic ou ailleurs sur l’île de Montréal, plusieurs frais supplémentaires peuvent s’ajouter au prix d’achat!
En tant qu’acheteur, bien connaître ces coûts vous permet de mieux planifier votre budget et d’éviter les mauvaises surprises. Voici les principaux frais à prévoir lors de l’achat d’une propriété au Québec.
1. La mise de fonds
La mise de fonds est généralement le premier montant auquel on pense lorsqu’on prépare l’achat d’une propriété. Son montant dépend notamment du prix de la propriété et du type d’immeuble acheté.
Pour une première propriété, certaines règles peuvent permettre d’acheter avec une mise de fonds relativement faible, mais une mise de fonds plus importante peut réduire le montant du financement nécessaire et, dans certains cas, les coûts liés à l’assurance prêt hypothécaire.
Avant de commencer vos recherches dans des quartiers comme le Plateau-Mont-Royal, Rosemont, Villeray ou Griffintown, il est donc important de déterminer votre capacité d’achat avec un courtier immobilier et un professionnel du financement.
2. Les frais de notaire
Au Québec, la transaction immobilière doit être officialisée par un notaire. Les frais de notaire lors de l’achat d’une propriété comprennent généralement la préparation et l’analyse des documents, les vérifications nécessaires, la rédaction de l’acte de vente et de l’acte hypothécaire, ainsi que différentes démarches administratives.
Le montant varie selon la complexité de la transaction et le professionnel choisi. Il est donc recommandé de demander une estimation des honoraires dès le début de vos démarches.
3. La taxe de bienvenue
La taxe de bienvenue, officiellement appelée droits de mutation immobilière, est un autre montant important à prévoir lors de l’achat d’une propriété au Québec.
Elle est généralement calculée en fonction de la valeur de la propriété et des taux applicables par la municipalité. À Montréal, le montant peut représenter plusieurs milliers de dollars.
Si vous achetez votre première propriété, il peut également exister certaines mesures d’aide ou de remboursement selon votre situation. Il vaut donc la peine de vérifier votre admissibilité.
4. L’inspection préachat
Même si elle n’est pas toujours obligatoire, une inspection préachat est fortement recommandée avant de devenir propriétaire.
L’inspecteur examine notamment l’état général du bâtiment, la toiture, la fondation, la plomberie, l’électricité, le chauffage et différents éléments susceptibles d’entraîner des dépenses importantes.
Pour un condo dans le Plateau-Mont-Royal ou à Rosemont, par exemple, l’inspection peut aussi vous aider à mieux comprendre l’état de l’unité et certains éléments du bâtiment.
Le coût de l’inspection représente une dépense relativement modeste lorsqu’on le compare aux réparations potentielles qui pourraient être découvertes.
5. L’évaluation de la propriété
Dans certaines situations, le prêteur hypothécaire peut demander une évaluation immobilière afin de confirmer la valeur marchande de la propriété avant d’accorder le financement.
Les frais peuvent varier selon le type de propriété, sa localisation et l’évaluateur mandaté.
6. Les frais liés au financement hypothécaire
Votre hypothèque peut également entraîner certains frais, selon votre prêteur et votre situation.
Il peut notamment être question de frais d’évaluation, de frais administratifs ou de coûts associés à certains produits hypothécaires.
Si votre mise de fonds est inférieure au seuil requis pour éviter l’assurance prêt hypothécaire, une prime d’assurance prêt hypothécaire peut également s’appliquer.
Un courtier hypothécaire peut vous aider à comprendre l’ensemble des coûts liés à votre financement.
7. Les ajustements de taxes municipales et scolaires
Lors d’une transaction immobilière, certains montants déjà payés par le vendeur peuvent devoir être ajustés entre les parties.
Par exemple, si les taxes municipales ou scolaires ont été payées à l’avance par le vendeur pour une période qui couvre également une partie de votre période de propriété, un ajustement peut apparaître dans les documents de la transaction.
Ce n’est donc pas nécessairement une nouvelle facture, mais plutôt un montant à prendre en considération dans les sommes nécessaires chez le notaire.
8. Les frais de copropriété
Si vous achetez un condo à Montréal, n’oubliez pas les frais de copropriété.
Dans des secteurs comme Griffintown, Ville-Marie, le Plateau-Mont-Royal ou Rosemont, les frais peuvent varier considérablement d’un immeuble à l’autre selon les services et les installations.
Un immeuble avec ascenseur, piscine, gym, stationnement intérieur, terrasse commune ou espaces de réception peut avoir des frais de copropriété plus élevés.
Il est également essentiel de consulter les documents de copropriété afin de vérifier l’état du fonds de prévoyance, les travaux prévus et la santé financière du syndicat.
9. Les travaux et rénovations
Le prix d’achat ne représente pas nécessairement le coût réel de devenir propriétaire.
Une propriété peut nécessiter des travaux dès l’emménagement : peinture, planchers, cuisine, salle de bain, fenêtres, toiture ou encore mise aux normes de certains éléments.
Même si vous achetez une propriété « clé en main », il est judicieux de conserver une réserve financière pour les imprévus.
Cette marge de manœuvre est particulièrement importante pour les propriétés plus anciennes, que l’on retrouve notamment dans plusieurs secteurs recherchés de Montréal comme Rosemont, le Plateau-Mont-Royal, Villeray et le Sud-Ouest.
10. Les frais de déménagement et d’installation
Il faut également penser aux dépenses qui suivent immédiatement la transaction.
Déménagement, assurance habitation, branchement des services, nouveaux électroménagers, meubles, rideaux, luminaires ou petits travaux peuvent rapidement faire augmenter la facture.
Ces dépenses sont faciles à oublier parce qu’elles ne font pas directement partie de la transaction immobilière, mais elles devraient tout de même être intégrées au budget global.
Combien faut-il prévoir en plus du prix d’achat?
Il n’existe pas de montant universel, puisque les frais varient selon le prix de la propriété, le type d’immeuble, la municipalité, le financement et votre situation personnelle.
L’important est de ne pas utiliser la totalité de vos économies pour la mise de fonds. Conserver une somme pour les frais de transaction et les imprévus peut vous éviter de vous retrouver financièrement serré après l’achat!